Deux fois par mois,
le décryptage des dernières tendances,
les lieux du moment, les expressions à retenir...

À propos

TAKE A WALK ON THE SUNNY SIDE AVEC SUNNY SIDE UP LA NEWSLETTER DE LONSDALE !

Lonsdale, agence de branding et design indépendante, lance Sunny Side Up, une newsletter bimensuelle gratuite, qui pose un regard décalé et optimiste sur les tendances du moment. Son propos ? Observer les évolutions qui se dessinent, ouvrir les fenêtres, élargir les horizons et aérer l’esprit.

Sunny Side Up décrypte l’actualité des tendances Société-Mode-Déco-Food-Tech- Retail & Co, mais aussi les mots de l’époque - et pas les maux de l’époque - avec un brin d’impertinence, une note d’humour, et une bonne dose d’optimisme.

Lonsdale a souhaité confier les rênes de Sunny Side Up à un duo de journalistes – Marie-Odile Briet et Valérie de Saint-Pierre, l’une à New York, l’autre à Paris – qui publient déjà chaque semaine Le Futiloscope - www.lefutiloscope.fr -, newsletter de tendances devenue une référence du secteur depuis bientôt deux ans. Journalistes spécialisées lifestyle et société, passées par L’Express, Biba, Le Figaro, elles enquêtent avec le même enthousiasme sur le come-back de l’ampoule à lament ou l’irrésistible ascension du Spritz.

Le retour des plantes vertes, la déferlante du Millenial Pink, la pluie devenue cool... Leur mission sera de filtrer les meilleures particules d’air du temps pour concocter une newsletter légère, à l’affût des micro-faits qui en disent long sur l’époque.

Sunny Side Up, comme son nom l’indique, c’est le côté lumineux de la force (et de l’œuf au plat). Dans ce numéro, on vous parle «objectif zéro gachis», T-shirts à messages et animaux de compagnie aux millions de followers. Pour le prochain, rendez-vous dans quinze jours !

Pour s’abonner à SunnySideUp c’est par ici : www.newssunnysideup.com

Take a walk on the Sunny Side !

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Hello sunshine

On kiffe l’immersif

L’Immersif est-il le prochain poncif ? On est un peu tenté de le penser, à voir l’utilisation massive du mot comme du concept, dès qu’on veut signifier qu’un vent de modernité virtuelle souffle sur un lieu, un musée, un événement ! L’immersif a d’abord été l’apanage de l’art contemporain. Des artistes comme Olafur Eliasson, James Turrell ou Pipilotti Rist en sont familiers. Il s’agit de convoquer mille moyens, de la simple installation video circulaire au déluge 3D ou à la réalité augmentée, pour plonger “le spect-acteur » dans une dimension parallèle stimulant tous ses sens.

L’immersion, on l’aura donc compris, n’est donc plus le séjour linguistique d’autrefois, mais une “expérience” bluffante, troublante ! Ces derniers temps, elle sort de plus en plus volontiers du champ arty pour conquérir le grand public. Deux succès récents parisiens en témoignent. L’installation du collectif japonais Team Lab à La Villette (jusqu’au 9/9) vous promène dans un univers onirique spectaculaire et organique. A l’Atelier des Lumières, ouvert en avril dernier, on baigne dans un kaléidoscope affolant et mouvant, inspiré par Klimt (jusqu’au 31/12)… La dimension ”parc d’attraction” de ces expositions est assumée : on vient y trouver des sensations fortes, hautement instagrammables évidemment ! Un champ d’exploration infini pour les marques et le retail de demain…

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Under the sun

A Bigger Splash

LE spot de l’été à Paris ? Le bassin de la Villette ! La Mairie y a installé une structure flottante de 100 m de long, où nager dans l’eau du Canal de l’Ourcq dûment filtrée. L’an prochain, on pourra aussi piquer une tête dans le lac Daumesnil. Puis en 2024, après les J.O, dont les athlètes concourront dans la Seine, profiter de 9 « zones de baignade pérennes »… Un vieux fantasme à portée de palme ? Si on barbote un jour au pied de la Tour Eiffel, ce sera aussi grâce aux militants du « droit à la baignade urbaine ». Le Laboratoire des Baignades Expérimentales organise depuis 2012 de grands ploufs festifs (mais illégaux) parisiens.

Leur but ? Rendre aux habitants leur fleuve, certes moins pollué, mais monopolisé par les bateaux-mouches. Bref, lutter de front contre la muséification et la gentrification : gratuite, la baignade en ville a toujours rassemblé les classes sociales. Elle permet en sus d’injecter une nouvelle dose de « naturalité » dans la cité, comme le font les friches urbaines ou les « farmers » parisiens. Tout ça va dans le même sens : celui du courant…

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Good wording

Hybrid food, expression, USA, 2016

Définition : désigne au départ les légumes ou fruits croisés par l’homme, pour obtenir des variétés plus attractives, comme la clémentine ou le nashi. Mais depuis le succès du cronut (croissant-donut inventé à New York en 2012 par le français Dominique Ansel), le terme qualifie plutôt de nouvelles recettes empruntant à des traditions de pays différents.

Mais encore ? Aux USA, « l’hybridation », trend alimentaire majeur, s’attaque à tous les classiques : pizza, tacos, burger, gâteaux… Né à Brooklyn, le ramen-burger (le « bun » est remplacé par des nouilles japonaises grillées) s’implante déjà chez nous, comme le très en vogue sushi-burrito (« roll » d’algue garni de riz et de poisson cru… ou de poulet tex-mex !). Le tout pour le plus grand bonheur des millenials, fans de fusion-food mondialisée, et moins regardants que leurs aînés en matière de mélange des genres !

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Hello sunshine

La halle qui régale

Tacos ou poke bowl ? Calzone ou empanadas ? Le food hall ou « halle à manger », qui réunit sous le même toit – un bâtiment industriel réhabilité, de préférence –, des « kiosques » de cuisines du monde, est LE concept de restauration du moment. Chez Ground Control, hot friche parisienne, on déguste de la street-food argentine, italienne, chinoise, africaine… dans l’esprit du Chelsea Market newyorkais, grand ancêtre du genre. A la Station F, le groupe Big Mamma a ouvert La Felicita, gigantesque « restaumarché » de 4500 m2 à comptoirs multiples et thème transalpin, dans la lignée du précurseur Eataly. Le Time Out Market lisboète, halle historique revampée en 2014 par le célèbre city-guide, reçoit 2 millions de visiteurs annuels. Le magazine installe deux nouveaux « markets », fin 2018, à Brooklyn et Miami. A l’Ouest de Manhattan, un autre projet gigantesque a séduit des chefs superstars, dont Ferran Adria, qui y ouvrira le premier « food emporium » espagnol !

Aux USA, le nombre de food halls va doubler d’ici 2019. Livrés clés en main par des promoteurs spécialisés, ils revitalisent les quartiers… et font grimper les loyers. La halle gourmande, nouveau bras armé de la gentrification ? Outre-Atlantique, on dit aussi que ces nouveaux lieux finissent tous par se ressembler un peu. Comme les coffee–shops ? Dépêchons-nous de savourer…

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Under the sun

Ciel, mon rainbow !

Les enseignes de fast fashion auraient-elle, comme un seul homme, revu récemment Le Magicien d’Oz ? Chez l’espagnol Zara, le nordique Monki, les anglais d’Asos, ce ne sont que t-shirts ou sweats aux nuances de l’arc en ciel, slogans vibrants (« Love is the colour of the rainbow ») et autres coques de smartphone ou gobelets à motif. Sur Instagram, les manucures inspirées comme les selfies sur les passages piétons repeints en multicolore du Marais, de Périgueux ou de Toronto font florès…

Bref, on en voit de toutes les couleurs ! Vous l’aurez compris, le Mois des Fiertés LGBT qui s’est achevé le 30 juin a été pour beaucoup dans cet enthousiasme général. Mais pas seulement… Pour les millenials, l’arc en ciel est un peu la nouvelle licorne : sympa et cool ! L’adopter, c’est s’offrir une dose de bienveillance vite digérée. Une désinvolture taxée par les vrais militants de « pink washing », c’est-à-dire d’affichage facile de bons sentiments gay friendly, sans réel engagement… Et pink !

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Orbiting, n. m., mai 2018

Définition : ce terme a surgi dans The Man Repeller, le célèbre blog américain, au printemps dernier. Il consiste à cesser de donner des nouvelles directes à quelqu’un tout en continuant à le suivre sur les réseaux sociaux. Les adeptes peuvent ne plus répondre aux SMS mais persister à regarder, voire commenter, les stories Instagram de celui ou celle qu’ils ont décidé de « garder en orbite ».

Mais encore ? Cette attitude a à voir avec le « FOMO », la fameuse « peur de manquer quelque chose » induite initialement par Facebook. On continue à se renseigner sur quelqu’un, au cas où il se révèle finalement plus intéressant qu’on ne l’imaginait ! On le garde en réserve, en quelque sorte. La pratique, issue du domaine amoureux, déteindrait sur l’univers du recrutement professionnel…

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Hello sunshine

Vive les agricoolteurs ?

Les fermes en ville, les potagers sur les toits, la permaculture pour citadins ? C’était il y a peu une utopie sympathique… L’idée fait dorénavant plus que bourgeonner en France, notamment à Paris. Via le programme les Parisculteurs (objectif : 100 hectares de cultures urbaines d’ici 2020), on annonce la naissance prochaine d’une serre géante à La Chapelle (52 tonnes de légumes par an prévues) et le lancement d’une vraie production maraichère sur le toit de l’Opéra Bastille. Après La Caverne, plantation de champignons bios installée dans un vieux parking de l’est parisien, d’autres « exploitations » ont éclos : sur les toits du BHV ou de l’Opéra Garnier, d’un Auchan lyonnais ou des Galeries Lafayette d’Annecy, on sarcle d’arrache-pied !

Les produits de ce labeur se trouvent en ligne sur Farmhouse Paris (Farmhouse, ça sonne comme à Portland, non ?) et permettent, entre autres, d’acquérir du gin infusé purement parigot. Quant à la start-up Agricool, elle installe sur le bitume de la capitale des containers reconvertis en fermettes à fraises sans OGM, déjà vendues dans certains Monoprix. S’ils sont – hélas – sur liste d’attente pour les jardins partagés du quartier, les foodistos du 10 ème arrondissement se rattrapent chez Alma Grown in Town, pop-up store qui ne vend QUE des fruits et légumes cultivés à Paname. Ils iront ensuite – à vélo – s’acheter des lunettes chez Wait, boutique où l’on choisit sa monture les pieds dans une plate-bande d’herbes aromatiques. Ce nouveau tic potager remplace peu à peu le cactus dans les concept stores ou les restaurants. Il est frais mon basilic, il est frais…

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Under the sun

Le maillot se mouille

Après la réhabilitation de l’écharpe bariolée de supporter par Balenciaga (et une foule de marques suiveuses) cet hiver, c’est au tour du maillot de foot de passer à la casserole mode. Il y a sans doute là un tropisme coupe du monde tout à fait compréhensible mais la tendance est plus profonde ! Sur les réseaux sociaux, les influenceurs/ses promènent donc avec fierté leurs maillots siglés Fly Emirates ou Vice, sponsor du Red Star de Saint Ouen, club plus modeste mais mythique, qui s’est aussi offert une calligraphie de l’artiste Nicolas Ouchenir (s’il vous plait !).

Le PSG aligne de son côté les collaborations avec les créateurs pointus, comme Afterhomework ou Maison Koché, laquelle a transformé en pièces couture estivales le polyester à logo bien connu… Cette réappropriation de codes ostensiblement « ringards » va de pair avec le retour de la chaussette de tennis, de la banane, du bob, voire de la claquette de piscine, devenus de vrais objets de désir, une fois revampés par quelques maisons de luxe. La street, c’est de plus en plus chic…

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Inclusive,adj., 2000

Définition : vous avez sûrement entendu parler de l’écriture inclusive, voire vu passer des textes qui s’y essayaient laborieusement ! Cet adjectif militant a étendu récemment son champ sémantique : il est volontiers accolé au mot lingerie, formant ainsi l’expression mystérieuse de « lingerie inclusive ». Qu’est- ce qu’une petite culotte inclusive ? Un sous-vêtement neutre, portable au masculin comme au féminin ? Raté ! C’est un modèle pour fille, décliné pour toutes les tailles et toutes les carnations, qui promeut la diversité des physiques et l’affranchissement des stéréotypes esthétiques. Oui, tout ça !

Mais encore ? La chanteuse Rihanna vient de lancer à grand bruit sa collection Savage X Fenty qui propose 5 nuances de « nude » pour coller à toutes les peaux (et va jusqu’au XXXL). Le géant anglais de la vente en ligne Asos n’est pas en reste et s’y est mis à son tour en Avril. L’inclusif n’exclue pas le marketing !

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Hello sunshine

Le zeste qui sauve

L’été dernier, ce fut une déferlante de palmes exotiques, avec mention spéciale à l’envahissante « Monstera Deliciosa ». Le gimmick 2018 a un nom plus facile à retenir : citron ! La marque de luxe Dolce & Gabbana, reine du look « sicilienne vintage », en a semé partout. Les fashionistas portent la mono-B.O Le Citron de leur chouchou, le français Jacquemus. Au Monoprix, on en cueille aussi à foison : pochettes, mugs, cabas, tennis Mr Wonderful pour Bensimon. Les robes volantées du géant anglais Asos ou les cardigans « Jackie O à Positano » de l’américain J.Crew en sont couverts.

La limonade maison coule à flots dans les néo-cantines grecques/libanaises/israéliennes parisiennes. Tandis que Le Citron, gâteau-signature du starissime Cédric Grolet s’arrache dans sa nouvelle pâtisserie… La douceur méditerranéenne versus le « tropicool » (ouste, cactus et flamants roses !) ? Pas seulement. Chez les nordiques de Monki ou Ganni – T-shirts, claquettes, bikinis –, le fruit devient funky. Il évoque moins l’Italie rétro que le proverbe U.S qui inspira l’album Lemonade de Beyoncé : « Si la vie vous donne des citrons, faites-en de la limonade ». Outre-Atlantique, il est l’emblème de l’optimisme, voire de la résilience (eh oui !). Une bonne raison de se presser de l’adopter !

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Under the sun

Monet, Monet, Monet…

Le compte Instagram Call me by Monet, hommage au film Call me by your name, fait le buzz. Ce qui a séduit sa jeune créatrice philippine, dans ce long métrage déjà culte (outre Timothée Chalamet) ? Le fait que « la vie semble y imiter l’art », et la peinture impressionniste en particulier. Elle poste depuis des images hybrides, où les acteurs sont « incrustés » sur des chefs-d’œuvre de Monet, Le déjeuner sous la tonnelle, La Seine à Giverny…

Le compte Art-Lexa Chung, autre gros succès, est tout aussi étrange ! Ses deux animatrices espagnoles y juxtaposent des photos de la it girl Alexa Chung… et des portraits en écho signés Goya, Egon Schiele ou Lucian Freud. Bien que les « mash-up » – les fils Insta qui s’essaient au collage – pullulent, ces nouveaux venus recrutent des milliers de followers. Parce qu’ils sont, pour une fois, plus poétiques que parodiques ? Qu’ils reposent des « mèmes »* et autres Grumpy Cat ? Que leur message subliminal – l’art est partout si l’on sait regarder – fait mouche ? En tout cas, le bidouillage digital à valeur culturelle ajoutée pourrait vite faire campagne (publicitaire)…

* photos ou vidéos « incrustées » parodiques et virales

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Orthosomniaque, adj., 2018

Définition: désigne les gens aussi obsédés par la qualité de leur sommeil que les orthorexiques par le fait d’éviter le sucre, le gluten, ou tout autre aliment diabolisé. Comme eux, ils parlent beaucoup de leur fixette dans les dîners, dont ils s’éclipsent avant le dessert pour rejoindre leur lit.

Mais encore ? Pour les scientifiques américains ayant inventé le terme, la prolifération des gadgets connectés censés vous assurer un sommeil optimal (bandeaux, apps, smart montres, boitiers enregistrant vos « sleep data ») engendre des troubles obsessionnels et l’angoisse de la « nuit parfaite ». Sans régler l’insomnie. Une camomille, plutôt ?

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Raffle, n. f , 2016

Définition : ce terme anglais (dites « rafeule » !) désigne la nouvelle pratique marketing mise au point par les géants de la basket, pour faire monter l’adrénaline des fous de sneakers. Quand un modèle très attendu s’annonce, le fan s’inscrit 72 h avant le jour J sur le site de l’équipementier, en espérant être tiré au sort. Et avoir le droit d’… acheter l’objet de ses fantasmes ! Un genre de loterie inédite… Cette pratique se substitue au « Camp Out », le fait de camper des heures devant une boutique le jour de la sortie d’une paire convoitée.

Mais encore ? Les derniers modèles à avoir fait l’objet d’une « raffle » abondamment commentée sont issus de la collab’ entre Nike et Off/ White, la marque-culte du non moins culte Virgin Abloh, récemment nommé DA de Louis Vuitton Homme. On sait, ça fait beaucoup de données à maîtriser…

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Under the sun

La bière, c’est geek !

Il fut un temps où la bière se descendait entre étudiants dans des pubs irlandais kitsch (ou en gobelet plastique aux concerts-rock)… Cette ère où la « mousse » ne se faisait guère mousser n’est plus ! Le Festival « Planète Bière » en Mars dernier, comme le futur « Bières et Papilles » en juin prochain, à Paris, mettent la pression. Avec leurs légions de brasseurs tatoués du monde entier et leurs « craft beers » (artisanales) en folie, on bascule dans une autre dimension. Bienvenue aux « beer geeks », cette nouvelle génération d’amoureux jaloux de blondes ou de brunes d’exception !

Oups, définir une bière par sa couleur est un impair grave dans ce petit monde ultra-connecté, qui a son app fétiche (Untappd) et ses nombreux forums ou groupes Facebook ! La culture « brassicole » a désormais un vocabulaire bien plus sophistiqué : stout, lager, indian pale ale, fermentation basse, haute, « single hop » (un seul houblon), couleur « hazy » (trouble)… Y a-t-il un « zythologue » (un sommelier dédié, du grec zythos, bière) dans la salle ?

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Hello sunshine

Kawaï attack !

Impossible de le rater chez Séphora, ce gros ghetto blaster en carton rose estampillé Barbie, qui cache une palette d’ombres à paupières, un mascara et un eyeliner ! Même choc chez le concurrent M.A.C, qui propose la capsule du label new-yorkais Nicopanda : pinceaux ou rouge à lèvres à tête de panda, boitiers arborant l’ourson fétiche de la marque… Des propositions gamines qui détonnent dans ces temples du make-up ? Oui et non. Sephoran’en est pas à sa première collab’. L’an dernier, la mini-collection Moschino (à thème nounours), avait enflammé les réseaux sociaux. L’enseigne distribue également les gloss à–z-oreilles ou les sticks « petit fantôme » de la marque TonyMoly.

Ces produits régressifs et girly, conçus pour cartonner sur Instagram, séduiront bien sûr les jeunes fans de K. beauty (cette cosmétique coréenne qui semble sortie du rayon jouets) ou de Toofaced, spécialiste U.S des fards inspiration licorne ! Mais pas seulement. Les millenials s’amusent ? Les enseignes semblent aujourd’hui parier que leurs ainées, aussi, ont envie de fun et de légèreté. En boutique ou sur papier glacé, le maquillage l’a longtemps joué statutaire et intimidant. Aujourd’hui, fini le monopole du tube de rouge à lèvres noir ou doré glamour ! A tout âge, l’espiègle tendance « cosmetoy » change les règles en beauté.

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Poké, n m, Hawaï

Définition : le Poké (prononcez Peauké), est un classique de la cuisine hawaïenne. Il s’agit d’un assortiment de cubes de poissons crus, marinés avec des condiments et du piment. Sous l’appellation plus complète de Poké Bowl – même principe mais avec des légumes, des céréales, des fruits et surtout de l’avocat ! – il a conquis, depuis deux ans, les appétits healthy, lassés sans doute de la salade de quinoa…

C’est-à-dire ? Longtemps assez confidentiel en France, le Poké est nettement plus courant ces derniers temps. Deux restaurants dédiés, Palika Poké et Shaka Poké ont ouvert à Paris au cours du dernier mois, hors du « Veggistan » des 9ème et 10ème arrondissements parisiens, c’est un signe… Quant aux recettes, elles commencent à envahir les magazines féminins. On va « poker », cet été !

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Under the sun

Tout nu (et tout branché) !

Crédit @nude_yogagirl

La popularité sur les réseaux sociaux de la soirée naturiste au Palais de Tokyo, le 5 Mai prochain, a surpris jusqu’à ses organisateurs ! La perspective d’une visite entièrement nue de l’exposition « Discorde, fille de la nuit » intéresse à ce jour plus de 26 000 personnes sur Facebook… Heureusement pour les petits malins qui voulaient juste frimer – mais n’auraient sans doute jamais déposé tous leurs habits au vestiaire –, les 100 places proposées pour cet évènement se sont envolées en une matinée !

Cette caution art contemporain est-elle l’indice que le nudisme sort du bois (de Vincennes, notamment, où il a un espace dédié l’été, depuis l’an dernier) ? Le dernier avatar du yoga sur Instagram, celui qui se pratique dans le plus simple appareil (mais uniquement quand on a une plastique-féminine-sublime et un fond qui l’est tout autant), buzze aussi follement. Naturalité + body positivism = tous à poil ? C’est à voir !

Crédit @nude_yogagirl

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Hello sunshine

L’océan lave plus green

Le printemps est propice à la réconciliation avec la nature… Les initiatives environnementales fleurissent rituellement dans les enseignes de mode. Le coton biologique s’avérant un peu convenu, les marques grand public ont trouvé à surfer cette année sur un autre créneau : la reconversion en tissu synthétique de ces milliers de bouteilles en plastique dont les océans sont noyés… Il est vrai qu’il y a matière à s’engager utilement !

Chez H&M, la dernière livraison « Conscious », LA collection « responsable » du géant suédois, propose depuis le 20 Avril tout un vestiaire né des déchets échoués sur les plages. Sa pièce déjà culte ? Une robe rose ultra glamour dont la confection recycle 89 bouteilles… Chez Adidas, partenaire dès 2016 de l’ONG Parley For the Ocean, les sneakers en plastique des mers (11 bouteilles par paire) éditées récemment à 7000 exemplaires sont déjà collector. La marque vise le million de baskets fabriquées selon ce procédé. On ne sait pas encore quand ce raz de marée aura lieu mais d’ici là, on peut patienter avec les spectaculaires maillots de bain issus de la réhab’ de filets de pêche, en vente depuis l’an dernier (1 filet = 1000 maillots). Chez les néerlandais de G-Star Raw, on n’est pas en reste ! Les jeans intégrant le fil de récupération Bionic prennent aussi la vague écolo avec brio. Un peu de vert dans Le Grand Bleu ?

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Botanique adj, né en 1611, redevenu culte en 2017

Définition : ce qualificatif qui évoquait Buffon, les aquarelles de mamie et les jardins désuets a spectaculairement repris du poil de la hype. Il désigne tout ce qui, de près ou de loin, flirte avec la naturalité et affiche un amour des plantes aromatiques ou bienfaisantes, tout droit puisé dans l’imaginaire de l’apothicaire vintage.

C’est-à-dire ? Les bars sont botaniques (au Shangri-La parisien ou à Londres), les cocktails au gin infusé sont botaniques (dans tous les spots de l’Est parisien), les produits de beauté de niche (Apoldine Paris) comme grand public (Botanicals chez l’Oréal-Paris) sont botaniques, les tee-shirts à impression fleurettes sont botaniques (partout), les tatouages éphémères parfumés sont botaniques (Tattly), même la bière se pique de l’être (la Lambic Botanic de la Mort Subite)… Maurice Mességué, réveille-toi, ils sont devenus fous !

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Under the sun

Petit dej est devenu grand…

Pimp my Breakfeast ? Le premier livre (chez Marabout) de l’influenceuse Lili Barbery Coulon décline en recettes l’un de ses # les plus populaires… Au menu ? Un festival de bols au contenu chamarré (fruits, graines et porridges en folie) qui donnent un très joli coup de vieux à l’ami Ricoré et à ses tartines (trempées en cachette) ! A voir l’avalanche de posts matinaux sur les réseaux sociaux, le « petit déj », repas plutôt intime et sommaire au départ, est devenu une vraie bête à foodporn. Les granolas signés de jeunes marques dédiées – ou faits maison, c’est mieux ! – paradent, les myrtilles et les avocado toasts frétillent, les jus colorés sont extraits à froid et la vaisselle est au diapason. Le compte @symmetrybreakfast, qui (sur) expose chaque jour les compositions « de Michael pour Mark » (son chéri) compte déjà 772 000 followers… Pour ceux qui veulent instagrammer avec classe sans mettre la main à la pâte, une foule de coffee shops permettent désormais de s’adonner à ce nouveau culte !

Photos: @symmetrybreakfast et @lilibarbery

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Hello sunshine

Happy sous la pluie !

Si vous en êtes encore à pester « Temps de chien » quand il tombe des hallebardes, il va falloir rengainer ce négativisme météo : se plaindre amèrement que c’est la fête à la grenouille ne se fait plus du tout ! La pluie semble devenue, pour les jeunes maisons de mode, le nouveau territoire cool à explorer. La tendance Smiling in the Rain a d’abord été défrichée par Karl Lagerfeld : la collection Printemps Eté Chanel a fait défiler, dès l’automne dernier, des filles en trenchs et cuissardes de vinyl transparent, radieuses en dépit des trombes d’eau.

Depuis, les cirés sont sortis du rayon Vacances en Bretagne pour envahir les villes. Challengers récents d’un K-way totalement revenu en grâce, les danois de Rains et les suédois de Stuttherheim alignent impers, parkas déperlantes et pantalons de coursier admirables. Ils sont visiblement davantage destinés aux urbains lookés qu’au livreur en scooter ! Depuis peu, le poncho en plastique n’est plus ce pis-aller pour touriste mais un accessoire noble, qui s’offre des imprimés spectaculaires dans les concept stores. Quant au marché naguère sinistré du couvre-chef spécialisé, des chapeaux-parapluie de Fendi aux néo « capuches de mémé » en wax ou en denim, il rivalise de créativité branchée. Pourquoi tant de « Rain » ? Cette nouvelle tocade vestimentaire en dit, comme souvent, plus long qu’il n’y parait : est-on en train d’acter, doucement mais sûrement, que le réchauffement climatique est inéluctable ? Les sceptiques peuvent aller se rhabiller : il n’y pas plus de saisons, même la fashion le dit !

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« Pet Influencer » expression, 2018

Définition : désigne les animaux de compagnie aux 30 millions d’amis, ou presque, sur les réseaux sociaux. Certes, le chat Nala (@nala_cat) n’a encore que 3 millions de followers sur Instagram, mais il est loin d’être en fin de carrière. Tout comme le loulou de Pomeranie @JiffPom, le berger allemand @loki_the_wolfdog ou même le hérisson @mrpokee, autres mégastars digitales.

C’est-à-dire ? Fini le temps où Choupette, la chatte de Karl, était la seule « celeb pet » et où Grumpy Cat se contentait de nous faire rigoler. Aujourd’hui, les « pet influencers » cabotinent dans des campagnes de grandes marques – Banana Republic, Google, Mercedes – et plus seulement dans des pubs de croquettes. Leurs maitres avisés, désormais inscrits dans des agences spécialisées (comme mypetagency.com, première du genre en France) touchent des milliers d’euros à chaque post sponsorisé sur Insta ou Twitter. Et les fans en redemandent. Une niche marketing d’avenir ?

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Under the sun

Le T-shirt « Tu veux ou tu veux pas ? »

« Shall I ? » (« Puis-je ? ») demandait Cary Grant à Eva Marie- Saint dans La Mort aux Trousses, avant de lui donner le plus long baiser de l’histoire du cinéma. Cet exquis savoir-vivre s’étant apparemment perdu en route, à l’ère #metoo et post-Weinstein, on voit fleurir le « T-shirt de consentement », à peu près aussi torride que les formulaires du même nom.

Outre-Atlantique, les messages sont très premier degré (« le consentement, c’est excitant », « les préliminaires n’engagent à rien »). Chez nous, les espiègles OUI/ NON semés sur des tops ou des chaussettes par Monki – la griffe junior d’H&, absente des US – laissent la place à l’hésitation. Une manière plus joueuse – et moins politiquement correcte – de rappeler qu’il faut demander la permission avant de passer à l’action. Efficace ? L’avenir – qui sera féminin, selon les T-shirts « The future is female » de l’an dernier – le dira.

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Hello sunshine

Go no waste !

Grand messe d’un genre inédit, le 15 mars dernier, sous l’église de La Madeleine ! Devant un parterre subjugué, le cuisinier italien superstar Massimo Bottura inaugurait son Reffetorio parisien, cantine solidaire qui servira aux sans abri des repas élaborés à partir, notamment, des invendus de Carrefour. Comme dans les autres « réfectoires » de son association Soul for Food à Milan, Londres ou Rio, le décor est sublime : les nuages du plafond sont signés par JR… Il donne ses lettres de glamour à une noble cause jadis moins sexy, la « chasse au gaspi » alimentaire…

Rebaptisé « no waste », ce mouvement planétaire a aujourd’hui ses rendez-vous chic – les pop-up du chef américain Dan Barber, où l’on se régale de fish & chips de têtes de poisson – et ses jeunes tables créatives (comme Silo à Brighton ou Urbane à Seattle), où l’on ne met pratiquement rien à la poubelle. Le « no waste » inspire aussi les créateurs d’apps, de The Food Life qui localise les yaourts en fin de vie les plus proches à Too Good to Go, qui permet de décrocher en fin de journée, à prix cassé, le Paris-Brest ou le pâté en croûte invendus d’un bon artisan de centre-ville… Il en reste plein à inventer ! Chaque Français jetant à la poubelle 20 kilos de bonne nourriture par an, il y a du pain sur la planche…

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Woke, adj, 2018

Définition : récemment mis à l’honneur par David Brooks, chroniqueur du New York Times auquel on doit aussi bobo, « woke » devrait rapidement remplacer cool comme star des qualificatifs positifs. Dérivé de to wake (s’éveiller), il signifie qu’en plus d’être stylé et sympa, on est vigilant dans son « éveil » à l’oppression qui pèse sur les minorités. Bref, c’est le nouveau mot pour engagé.

C’est-à-dire ? Le terme a émergé vers 2013 avec le mouvement Black Live Matters qui dénonce les violences policières contre les noirs américains. Depuis, il est tombé dans le domaine public : les cérémonies récentes des Golden Globes ou des Oscars post affaire Weinstein sont considérées comme « woke ». Le Guardian a qualifié Meghan Markle (la fiancée du Prince Harry) de « première princesse woke », pour ses positions féministes notoires. On saute sur le « woke » ?

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La pub se fait des fleurs

Il ne vous aura pas échappé que la plupart des dernières campagnes de mode grand public (Benetton et Desigual en tête, respectivement menées par Olivier Toscani et Jean Paul Goude) ont une caractéristique nouvelle. Et non, ce ne sont pas des mannequins senior sublimes, la tocade de leurs camarades du luxe ! Mais plutôt une déferlante exubérante de fleurs, en pluie, en branchages, en couronnes, en bijoux…

Cette irruption d’une naturalité joyeuse semble être la dernière métaphore en vogue de la diversité heureuse. Voire d’une certaine fluidité des genres, parfaitement dans l’air du temps : les garçons aussi portent des diadèmes floraux ! Le Flower Power est-il à nouveau en marche ?

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Hello sunshine

L’œuf mayonnaise, ça prend !

C’est bien le moins, quand on s’appelle Sunny Side Up, de faire quelques amabilités à un cousin très médiatique ! Il s’agit de l’œuf mayonnaise, vrai chouchou du moment… Pas une semaine sans qu’un magazine ne consacre des lignes émues à son « retour » triomphal ou n’y aille d’un banc d’essai des fleurons du genre ! Une telle obsession interpelle. Cette entrée bistrotière, plaisamment popu et gentiment rétro, a certes toujours eu ses fans, elle a même sa propre association de sauvegarde. Cette dernière ne doit pas en revenir de voir son objet de culte ainsi vénéré !

Au Bouillon Pigalle, au Bel Ordinaire, chez Jacopo ou Buffet et dans toutes ces néo brasseries qui fleurissent, avec chaises cannées et garçons drapées de blanc, l’« œuf mayo » est l’invité vedette de l’année. Il y parade avec le céleri rémoulade, le bœuf-coquillettes et autres standards de la cuisine vintage bien frenchy. Snobés par la bistronomie qui aimait bien mettre du wasabi partout, les classiques des restaurants ouvriers du xixème siècle font aujourd’hui, en version littérale, les choux gras de millenials épris de simplicité réconfortante. L’avantage de l’œuf mayo 2018 reste en prime le même qu’au temps des « Bouillons » : son prix, modeste comme lui. Bon et pas cher, que demande le peuple ?

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Good wording

Neutral adj, 2018

Cet adjectif, dérivé de l’expression « neutral gender », qualifie désormais tout ce qui refuse d’obéir aux codes classiques de la distinction masculin/féminin.

C’est à dire ? Il y a donc désormais des mannequins « neutral » (comme le jeune Oslo Grace, sensation du moment) qui défilent indifféremment sur les podiums hommes ou femmes. La nouvelle lingerie qui buzze est aussi volontiers « neutral ». Tout en respectant quelques vagues réalités anatomiques –bien obligée !–, elle n’emprunte esthétiquement à aucun code sexué spécifique, dentelle ou balconnet par exemple.

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Under the sun

Le logo à gogo

Ah, la mode et les logos ! Symboles flamboyants des eighties ; victimes d’une bronca minimaliste « No Logo » ensuite ; revenus sur le devant de la scène, parodiés, chez les jeunes marques branchées des années 2000 ; brillamment réinstillés depuis, sur le mode joueur, par les maisons de luxe… Ils n’en finissent de jouer avec les nerfs fashion les plus solides ! L’exposition Let’s Go Logo, au Bon Marché jusqu’au 1er Avril, en rajoute une couche. Dans une amusante mise en abyme, 150 créateurs y jouent avec le leur, façon fausse contrefaçon ou vrai détournement… Même la lessive y est logotypée…

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Hello sunshine

La Friche c’est chic

Prendre un cocktail dans un ancien centre de tri postal ? Faire son marché locavore dans une manufacture désaffectée ? Ecouter du rock sur le site d’une ex-gare de fret ? Ces derniers temps, si l’on a fait un petit tour dans une « friche » industrielle réhabilitée, on a réussi sa sortie urbaine arty ! Ground Control, vaste halle SNCF reconvertie en « food court » très berlinois, inaugurée début février, est la dernière du genre. L’été dernier, c’est aux Grands Voisins, sur les ruines de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, que se tenait le ciné-club le plus couru de la saison. A la Recyclerie (vieille gare de la Petite Ceinture) ou à La Générale (édifice EDF à l’abandon), on « mate » des performances ou répare son vélo depuis un peu plus longtemps…

En province, la Halle Darwin de Bordeaux (autrefois caserne) est un peu la Station F locale. A Marseille, le projet Foresta verra le jour en 2020. Tous ces m2 offerts à la créativité de « collectifs » divers sont un peu sur le même modèle sympathique. Une ferme urbaine, des ruches, des stands de cuisine du monde et de plantes vertes, de la fête et du collaboratif, de l’art et du yoga, des bobos et des millenials, des start-ups et du coworking… Si t’es une friche et que t’as tout ça, t’as vraiment tout compris !

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Good wording

Lettering n. m. 2018

Définition: nouveau venu sur les réseaux sociaux, cet anglicisme –«lettrage», ça le fait moins ! – désigne l’art de dessiner les lettres, mix de calligraphie et de graphisme, au feutre à pinceau, dit «Brush Pen».

C’est à dire ? Pleins et déliés s’imposent partout, sur les murs des coffee-shops, les t-shirts, les coussins, les bracelets ou les posters à mantra… Les cours d’écriture anglaise du CP s’avérant loin pour la plupart, les ateliers de DIY se multiplient. Les boutiques pointues, comme Officine Universelle Buly, proposent quant à elles, des initiations le week end. Avoir des lettres serait-il le nouveau chic ?

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Under the sun

L’appel de la forêt

Connaissez-vous le bain de forêt (en vo : «Shinrin Yoku») ? Ce rituel japonais, qui consiste à faire de gros câlins à nos amis les arbres, s’apprête à conquérir le monde. Le livre du docteur Qing Li, très bataillé entre éditeurs, est attendu en France fin mars (First) et traduit simultanément dans 20 pays. Il confirme, après des mois à l’ombre de la palme exotique, le sacre d’une autre feuillue futée. C’est la Forêt, son mystère, sa bienveillance.
La vie secrète des Arbres (les Arènes), best seller absolu, a ouvert la voie dès cet été. Le message ? Les arbres ont une âme et communiquent via le « World Wide Web » racinaire, sorte d’internet des champignons. La tendance sylvestre souffle aussi au quotidien: coques d’iphones à conifères, papier peint et posters Woods, bougies senteur Mélèze poussent partout. Promenons-nous dans les bois mais sans sortir du canapé…

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Hello sunshine

La Working Classe coco…

C’est toujours quand une espèce est en voie de disparition qu’on se met à la célébrer ! Est-ce pour cette raison que la veste d’artisan rétro s’invite ostensiblement, cette saison, dans les vestiaires de trentenaires qui n’ont jamais approché une scie sauteuse de leur vie ? Enfiler un bleu de chauffe quand on est un col blanc, c’est un peu comme avoir un pare-buffles sur son SUV urbain : ce n’est pas tout à fait indispensable mais cela flatte en chacun une forme de virilité

Cette vague indigo touche aussi les filles: des podiums Dior à la maison Sézane en passant par les suédois de Cos, l’allure mécano en combinaison est de rigueur chez les plus hype de ces dames. Un zeste de féminisme au cambouis flotte sur l’allure… Ce n’est certes pas la première fois que l’esthétique «work wear» s’offre une incursion dans le style. Mais rarement la citation a été aussi nostalgique ! Car les vrais vêtements d’ouvriers d’aujourd’hui, techniques et couverts de patchs réfléchissants, n’ont plus grand chose à voir avec cette version fantasmée du travailleur vintage. Ils font leur job, voilà tout !

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